Conditions
La condition d'ancienneté est de 36 mois consécutifs ou non dans l'entreprise ou le groupe , par ailleurs le salarié doit justifier d'une activité professionnelle de 6 ans.
l'intéressé ne doit pas avoir bénéficié , dans l'entreprise, au cours des 6 dernières années d'un congé sabbatique, d'un congé pour création d'entreprise ou d'un congé de formation d'au moins 6 mois (
C.Trav.art.L.122-32-17 et s.).
Durée
le congé sabbatique a une durée minimale de 6 mois et une durée maximale de 11 mois pendant laquelle le contrat de travail est suspendu.
Formalités
La demande de congé sabbatique n'a pas à être
motivée.
le salarié doit informer son employeur par lettre recommandée avec AR au moins trois mois à l'avance de la date de son départ envisagée et de sa durée.
Délai de réponse de l'employeur
L'employeur dispose d'un délai de trente jours , à
compter de la réception de la demande du salarié, pour faire connaître sa
réponse. A défaut de réponse dans ce délai son accord est réputé acquis.
Report du congé
L'employeur a la possibilité de reporter la date de
départ en congé :
- Dans le délai de six mois (neuf mois dans les entreprises de moins de 200 salariés)
à compter de la présentation de la demande sans qu'il ait à fournir de motif
particulier (C.trav.Art.L122-32-15).
- Lorsque le nombre de jours des salariés absents pour congé sabbatique
dépassent :
le taux de 1,5% du
nombre total de jours travaillés dans l'entreprise au cours des douze mois
précédents le départ en congé. Pour favoriser les départs en congé cette
période peut-être prolongée jusqu'à 48 mois.
lorsque le taux de 1,5%
de l'effectif est atteint. Le report est possible jusqu'à la date ou le
pourcentage de 1,5% n'est plus atteint.
Refus du congé
L'employeur peut refuser le congé si le salarié
ne remplit pas les conditions :
- d'ancienneté;
- de durée ;
- d'activité créée ou reprise ;
- de délai de prévenance.
l'employeur
peut refuser un congé pour la création d'entreprise ou un congé sabbatique
s'il estime, après avis du comité d'entreprise ou, s'il n'en existe pas,
des délégués du personnel, que ce congé aura des conséquences préjudiciables
à la production et à la marche de l'entreprise. A peine de nullité, l'employeur
précise le motif de son refus. Sous la même sanction, ce refus est porté
à la connaissance du salarié soit par lettre remise en main propre contre
décharge, soit par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
Le refus de l'employeur peut être directement contesté, dans les quinze
jours suivant la réception de cette lettre, devant le bureau de jugement
du conseil de prud'hommes, qui est saisi et statue en dernier ressort, selon
les formes applicables au référé
(C.trav.Art.L.122-32-23)
Situation du salarié en congé sabbatique
Pendant le congé sabbatique, le contrat est suspendu
et le salarié cesse d'être rémunéré, sauf s'il utilise ses congés payés
ou le compte épargne temps.La période de suspension n'est pas prise en compte
pour le calcul de l'ancienneté, sauf autres dispositions de la convention
collective.
Le salarié en congé sabbatique est décompté dans l'effectif de l'entreprise
(puisqu'il y demeure salarié), il est électeur aux élections professionnelles
et peut-être éligible (Cass.soc. 26 septembre 2002, n°01-60022, Bulletin 2002 V N° 299 p. 285), il est tenu aux obligations de discrétion , de loyauté
et de non-concurrence qui relèvent de son contrat de travail ou des dispositions
conventionnelles.
(C.trav.Art.L122-32-16).
Fin du congé
A l'issue du congé, le salarié retrouve son
précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins
équivalente. Le salarié ne peut invoquer aucun droit à être réemployé avant
l'expiration du congé.
(C.trav.Art.L.122-32-21)
Contrairement au congé pour création d'entreprise le salarié
n'est tenu à aucune formalité particulière avant sa
réintégration.