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Loi des finances 2008 le 05-11-2007 à 00:00
Adopté en Conseil des ministres le 26 septembre dernier, le projet de loi de finances pour 2008 supprime de nombreux dispositifs d'exonération de charges :
Services à la personne
Les structures agrées de services à la personne (entreprises et associations) vont perdre le bénéfice des exonérations de charge spécifiques dont elles disposent depuis l'entrée en vigueur de la loi Borloo de 2005.

L'exonération dégressive ne vaudra plus que pour les rémunérations comprises entre 1 et 2,4 SMIC en 2008, et entre 1 et 2 SMIC en 2009.

Elle sera totalement supprimée à compter du 1er janvier 2010 (pour revenir au régime général des allégements entre 1 et 1,6 SMIC). La réforme ne concerne pas, cependant, les structures intervenant auprès des personnes âgées, dépendantes, invalides et handicapées.

Contrat de professionnalisation
La franchise d'exonération de charges jusqu'au niveau du SMIC est alignée sur le droit commun.

Zones franches
Le niveau de salaire ouvrant droit aux exonérations ciblées en faveur des zones de revitalisation rurales et des zones de redynamisation urbaines est plafonne à 2,4 SMIC.

Contrats aidés fusionnés
Fusion du contrat initiative emploi (CIE) et du dispositif de soutien à l'emploi des jeunes en entreprise (SEJE).

Les aides aux restaurateurs
Les aides aux restaurateurs seront limitées, à compter du 1er janvier 2008, au bénéfice des 30 premiers salariés. Le gouvernement s'alignant, ainsi, sur la législation européenne en matière d'aides d'Etat.

Employeurs publics
La contribution au Fonds national d'aide au logement (FNAL) de l'Etat, des collectivités locales et des établissements publics administratifs, employant occupent au moins 20 salariés, passe de 0,2 % à 0,4 %, comme dans le privé.

Dispositif de préretraite
L'allocation équivalent retraite (AER) est supprimée. Ce dispositif permettait d'avoir une retraite complète avant 60 ans pour des salariés au chômage ayant cotisé 160 trimestres et n'ayant plus droit ni à l'assurance-chômage ni à l'allocation de solidarité spécifique.

Minima sociaux
L'allocation de parent isolé (API) et l'allocation pour adulte handicapé (AAH) subordonnées à une condition de présence en France de trois mois pour les ressortissants européens.

Les sans-papiers
Les étrangers sans titre de séjour bénéficient d'une prise en charge à 100 % de leurs médicaments, au titre de l'aide médicale d'Etat (AME), seulement s'ils acceptent de se voir délivrer des spécialités génériques, si elles existent.
En cas de refus, l'intéressé ne bénéficiera d'aucune prise en charge .

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Projet loi de financement de la sécurité sociale 2008 le 17-10-2007 à 00:00
médicale :
  • 0,50 € par boîte de médicament
  • 0,50 € par acte médical
  • 2 € pour les transports sanitaires

  • La franchise sera plafonnée à 50 € oar an et par personne.

    Les titulaires de la couverture maladie universelle, les bénéficiaires de l'aide médicale, les femmes enceintes et les enfants ne sont pas concernés par cette disposition.

    Assurance vieillesse
    Limitation des départs à la retraite.

    La contribution des entreprises sur les préretraites passera de 24,15% à 50%
    La cotisation C.S.G. passera à 7,5% pour les nouveaux préretraités
    La contribution relative aux mises à la retraite d'office avant 65 ans sera de 25% en 2008 , puis de 50% à partir de 2009.

    La branche famille
    Modulation de l'allocation de rentrée scolaire en fonction de l'âge de l'enfant
    La majoration unique des allocations familiales sera avancée de 16 à 14 ans.

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    Rémunération des stagiaires le 17-10-2007 à 00:00
    le gouvernement propose 380 euros à partir du quatrième mois.

    Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a présenté mercredi 16 octobre 2007 un projet de décret qui fixerait la gratification des stages étudiants en entreprise à 380 euros mensuels, mais seulement à partir du quatrième mois de stage.

    "Lorsqu'un stage en entreprise (...) excède une durée de trois mois consécutifs au sein de la même entreprise, la gratification est due au stagiaire à compter du premier jour du quatrième mois de stage ",

    Le montant de la gratification due au stagiaire est fixé à 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale. L'entreprise ne paye pas de cotisations sociales sur ce montant, en vertu d'un décret pris l'an dernier.

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    N.Sarkozy présente sa stratégie sociale le 19-09-2007 à 00:00
    Ce jour, 18 septembre 2007, Nicolas Sarkozy a présenté ,au sénat, sa stratégie sociale.

    Donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail.

    Nicolas Sarkozy a rappelé qu'un premier pas avait été franchi avec la loi votée cet été exonérant d'impôts et de cotisation sociales les heures supplémentaires accomplies à compter du 1er octobre 2007.

    Régimes spéciaux
    Nicolas Sarkozy demande de réformer sans tarder les régimes spéciaux de retraites.dans le but de les harmoniser avec le régime de la fonction publique.

    Réforme des retraites
    devrait être conclue au cours du premier semestre 2008.
    La réforme Fillon de 2003 a prévu un nouveau rendez-vous l'année prochaine, qui devrait aboutir à un allongement de la durée de cotisation des salariés à 41 annuités, contre 40 actuellement..

    Préretraites
    N.Sarkoy demande au gouvernement de supprimer les verrous fiscaux , sociaux et réglementaires qui pénalisent ceux qui veulent continuer à travailler .

    Le chef de l'Etat souhaite la suppression des mises à la retraite avant 65 ans.

    Les préretraites seront, à l'avenir, plus lourdement taxées, quant aux dispenses de recherche d'emploi (chômeurs de plus de 57 ans) elles seront progressivement supprimées .

    Allégement des charges
    La question sera posée ,lors de la conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat , sur le maintien des allégements de charges pour les entreprises qui refuseraient la négociation salariale annuelle.

    Marges arrières
    Le président Nicolas Sarkozy a déclaré que la suppression des "marges arrières" contribuerait à augmenter le pouvoir d'achat.

    Refus d'emploi
    Renforcement des sanctions à l'égard des demandeurs d'emploi refusant deux offres valables d'emploi ou de formation.

    Fusion ANPE-Unedic
    Nicolas Sarkozy a demandé à Christine Lagarde de lui faire des propositions sur le processus de fusion d'ici quinze jours.

    Contrat de travail
    Si le patronat et les syndicats parviennent à un accord sur une réforme du contrat de travail , "la loi le rependrait", mais dans le cas contraire, "l’Etat prendrait les mesures appropriées".

    L'Etat tirera les conséquences de ces négociations à la fin de cette année.

    Par ailleurs, le chef de l'Etat a ajouté : "nous ne pouvons pas faire l'économie d'une réflexion sur la période d'essai, sur les indemnités de licenciement, sur le champ d'intervention du juge, sur la manière d'assurer une plus grande fluidité dans le passage d'un CDD à un CDI, sur la transférabilité des droits à la formation ou à la prévoyance collective.

    le smic
    Sur la fixation du SMIC le chef de l’Etat a confirmé la mise en place d’une commission indépendante qui fera , chaque année, des propositions aux partenaires sociaux et au gouvernement, le gouvernement sera libre de suivre ou non ces propositions.

    Une conférence sur l’emploi et le pouvoir d’achat est prévue pour le 23 octobre 2007.

    Formation professionnelle
    Le système français de la formation professionnelle « est à bout de souffle » aussi bien dans son organisation que dans son financement.

    N.Sarkozy a déclaré vouloir engager une réforme dans les semaines qui viennent.

    Hôpitaux
    Les hôpitaux publics seront entièrement financés à l’activité en 2008, contre un financement à l’activité à 50% actuellement.

    Financement de la santé
    Selon le chef de l’Etat , l’assurance maladie n’a pas vocation à tout prendre en charge , il demande au gouvernement d’organiser un débat sur « Qu’est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale, qu’est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? » , il souhaite, également, offrir une aide à l’acquisition de la couverture complémentaire beaucoup plus généreuse et étendue qu’elle ne l’est actuellement.

    Dépendance
    Le risque dépendance des personnes âgées peut être en partie couvert par l’assurance individuelle privée en complément de la solidarité.

    Fraudes aux prestations sociales
    Le chef de l’Etat propose de nouvelles sanctions contre la fraude aux prestations sociales et le travail illégal.

    Il ne veut plus que les français payent pour les excès de quelques uns, et propose deux mesures :

  • que les fraudeurs puissent perdre leurs droits à prestations pendant une ou plusieurs années
  • concernant les entreprises , comme il est difficile de prouver à quel moment a commencé la fraude, qui concerne souvent le travail illégal, il faudra mettre en place des peines planchers forfaitaires.


  • (Source AFP)
    consulter l’intégralité du discours sur Les Echos

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    Mesures de la loi TEPA-Heures supplémentaires le 19-09-2007 à 00:00
    Mesures de la loi TEPA La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA), adoptée par le Parlement le 1er août, a été publiée au Journal officiel le 22 août 2007.

    nouveau régime social des heures complémentaires ou supplémentaires :

    Le texte, applicable à compter du 1er octobre 2007, prévoit que la rémunération des heures supplémentaires et complémentaires (salariés à temps partiel) est exonérée d’impôt et de cotisations salariales.

    Déduction des cotisations salariales :
    Pour l'employeur, toute heure supplémentaire ou complémentaire ou toute autre durée de travail effectuée, ouvre droit à une réduction de cotisations salariales de sécurité sociale proportionnelle à la rémunération, dans la limite des cotisations et contributions d'origine légale ou conventionnelle rendues obligatoires par la loi dont le salarié est redevable au titre de cette heure (article L241-17 du CSS).
    Un décret déterminera le taux de cette réduction.(aux alentours de 21,5%).

    S'agissant du cumul de la réduction de cotisation, avec l'application d'une exonération totale ou partielle de cotisations salariales de sécurité sociale ou avec l'application de taux réduits, d'assiettes forfaitaires ou de montants forfaitaires de cotisations, il ne peut être autorisé, dans la limite mentionnée ci-dessus, que dans des conditions qui seront fixées par décret, compte tenu du niveau des cotisations dont sont redevables les salariés concernés.

    Déduction des cotisations patronales :
    Toute heure supplémentaire ou toute autre durée de travail, à l'exception des heures complémentaires, effectuée par les salariés mentionnés au II de l'article L241-13 du CSS, lorsque sa rémunération entre dans le champ d'application du I de l'article 81 quater du CGI, ouvre droit à une déduction forfaitaire des cotisations patronales à hauteur d'un montant fixé par décret.
    Ce montant peut être majoré dans les entreprises employant au plus 20 salariés (article L241-18 CSS).

    le montant de la déduction forfaitaire des cotisations patronales serait de 0,5 € par heure dans les entreprises de plus de 20 salariés et de d'1,5 € par heure dans les entreprises employant au plus 20 salariés et, jusqu'au 31 décembre 2008, dans les entreprises qui ont dépassé le seuil de 20 salariés depuis le 31 mars 2005 ou qui le dépasseront avant le 31 décembre 2008.

    Le projet de décret précise que pour la détermination de cette déduction applicable aux heures supplémentaires effectuées du 1er octobre au 31 décembre 2007,.

    L'effectif de l'entreprise est apprécié au 31 décembre de l'année 2006 ; dans les autres cas, l'effectif de l'entreprise serait apprécié au 31 décembre, tous établissements confondus, en fonction de la moyenne, au cours de l'année civile, des effectifs déterminés chaque mois et, pour une entreprise créée en cours d'année, à la date de sa création.
    L'effectif permettra de déterminer, selon le cas, le montant de la déduction forfaitaire de cotisations patronales applicable au titre des gains et rémunérations versées à compter du 1er janvier de l'année suivante et pour la durée de celle-ci, ainsi que la formule de calcul du coefficient de la réduction générale des cotisations patronales dite « allègement Fillon » (dont le projet de décret précise les nouvelles modalités d'application).
    Le projet de texte fixe également l'assiette de calcul permettant de déterminer les exonérations ou réductions de cotisations de sécurité sociale.

    Le régime fiscal des heures supplémentaires :
    Sont exonérés de l'impôt sur le revenu, à compter du 1er octobre 2007, les salaires versés aux salariés au titre des heures supplémentaires de travail.

    Cette mesure s'adresse à tous, entreprises et salariés, secteur privé et secteur public, quelle que soit la situation des salariés (CDI, CDD, temps partiel, assistants maternels, salariés des particuliers employeur, etc.) et des entreprises, l'organisation du travail et les effectifs.

    L'exonération des heures supplémentaires, est limitée afin de prévenir les abus pour les salariés au forfait heures et au forfait jours. Le texte retient qu'en matière de forfaits heures, le taux horaire doit être calculé à partir de la rémunération hors heures supplémentaires pour éviter d'octroyer un avantage trop important à ces salariés.
    Les heures supplémentaires seront exonérées dans la limite de 25% de la rémunération horaire au taux normal.

    Pour ce qui concerne les forfaits jours, la limite d'exonération de la rémunération versée pour un jour de travail supplémentaire, est égale au rapport entre la rémunération annuelle de base et le nombre de jours de travail.

    Toutefois, ce régime favorable n'est pas applicable :
  • lorsque les salaires ou éléments de rémunération qui y sont mentionnés se substituent à d'autres éléments de rémunération, à moins qu'un délai de 12 mois ne se soit écoulé entre le dernier versement de l'élément de rémunération en tout ou partie supprimé et le premier versement des salaires ou éléments de rémunération précités
  • à la rémunération des heures complémentaires, lorsque ces heures sont accomplies de manière régulière au sens du septième alinéa de l'article L212-4-3 du code du travail, sauf si elles sont intégrées à l'horaire contractuel de travail pendant une durée minimale qui sera prochaine fixée par décret
  • à la rémunération d'heures qui n'auraient pas été des heures supplémentaires sans abaissement, après le 20 juin 2007, de la durée maximale hebdomadaire mentionnée au quatrième alinéa de l'article L212-8 du code du travail et au dernier alinéa de l'article L713-15 du code rural ou du plafond mentionné au premier alinéa du II de l'article L212-9 du code du travail.


  • Incidences de la réforme sur la réduction Fillon :
    L'accomplissement d'heures supplémentaires n'entraînera plus une diminution du taux d'exonération de l'allègement général sur les bas salaires (réduction Fillon). L'allègement général de cotisations, dont le calcul tient actuellement compte du salaire horaire versé au salarié, serait désormais calculé par référence à la rémunération mensuelle.

    En outre, la rémunération mensuelle brute du salarié ne comprend pas les majorations de salaires versées au titres des heures complémentaires ou supplémentaires effectuées.
    La formule de calcul et le coefficient applicable demeurent inchangés.

    En outre, la réforme permet à l'employeur de cumuler le bénéfice de la réduction avec la déduction forfaitaire de cotisations patronales sur les salaires versés au titre des heures supplémentaires à partir du 1er octobre 2007. A compter de cette date, la réduction Fillon est cumulable avec la réduction des cotisations sur les avantages en nature fournis aux salariés des hôtels, cafés et restaurants, avec l'allègement de cotisations patronales dit de Robien, avec le dispositif contrat-jeune, et avec la déduction forfaitaire de cotisations patronales applicable sur les salaires versés au titre des heures supplémentaires. Le taux d'exonération restera donc maximal pour un salarié rémunéré au SMIC, qu'il travaille à temps plein ou à temps complet, et qu'il accomplisse ou non, des heures supplémentaires.

    Taux de majoration des heures supplémentaires
    Le taux de majoration des heures supplémentaires dans les entreprises de 20 salariés au plus, qui était fixé jusqu'au 31 décembre 2008 à 10% sur les quatre premières heures supplémentaires est porté à 25% sur toutes les heures supplémentaires, au 1er octobre 2007. Ainsi l'ensemble des salariés bénéficie de la même majoration.

    Autres mesures
    Autre mesure à destination des PME, une réduction de 75% du montant de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), jusqu’à 50 000 euros par an, est accordée aux contribuables qui investissent dans des PME non cotées, ou effectuent des dons aux établissements publics d’enseignement et de recherche ou aux fondations d’utilité publique.

    Enfin, la loi encadre strictement les "parachutes dorés" consentis à certains dirigeants d’entreprise, en subordonnant "les éléments de rémunération, indemnités et avantages" au "respect de conditions liées aux performances du bénéficiaire". Au départ du dirigeant, le conseil d’administration décide du versement éventuel du "parachute doré". Les dirigeants actuellement en poste disposent de 18 mois pour se mettre en conformité avec ces nouvelles dispositions.

    Un document mis en ligne par le ministère de l’économie, des finances et de l’emploi livre un résumé des principales dispositions de la loi.

    Présentation de la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d'achat MINEFE Loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l’emploi et du ouvoir d'achat Légifrance - JO du 22 août 2007

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